Le traitement des rides par la toxine botulique (Botox)

La toxine botulique est une substance qui diminue la contraction des muscles en agissant au niveau de la jonction neuro-musculaire (action myorelaxante). Sa première utilisation remonte à 1975 en pathologie ophtalmologique (strabismes), ORL, en rééducation fonctionnelle (pour lever les contractures chez l’enfant infirme moteur) et en neurologie (tics du visage). Elle est autorisée et utilisée en France depuis 1990 dans ces indications de pathologie.

toxine botulique

Les rides du front, de la région inter-sourcilières (appelées  » rides du lion « ) et des pattes d’oie sont provoquées par une contraction musculaire excessive. Le but est donc de réduire l’action des muscles, afin d’atténuer aussi bien les rides horizontales que les rides verticales provoquées par la contraction de ces muscles.

L’objectif du traitement est de faire disparaître les rides au repos, de lisser le visage pour obtenir un effet de rajeunissement, mais sans le figer. Certains muscles doivent être préservés pour conserver l’expression naturelle et obtenir un résultat harmonieux. De plus il faut tenir compte de l’action sur les muscles qui ont un effet opposé -abaisseur pour certains et releveurs pour d’autres- car ils participent à l’harmonie du visage.

Le sourcil, élément essentiel du regard, doit conserver sa mobilité. La forme du sourcil peut être optimisée en agissant sur les muscles antagonistes, abaisseurs et releveurs, pour éclaircir le regard. En élevant la queue du sourcil on  » ouvre  » l’œil et on corrige un certain degré de ptôse de la paupière supérieure qui attriste le regard.

Le traitement de la ride du lion doit faire disparaître le côté sévère et inquiet sans trop écarter la tête du sourcil (extrémité médiane du sourcil).

L’étude précise dynamique du visage avant l’injection est essentielle, en s’aidant au mieux de photographies au repos et en contraction. La répartition des points doit être précise, marquée au crayon dermographique, enregistrée sur photo, ce qui permet d’une part de prévoir au mieux leur effet, et d’autre part de cartographier la situation exacte des sites d’injection pour les modifier éventuellement lors d’une séance ultérieure.

Lors de la première séance on utilise des doses pas trop importantes et on ré-estime la situation 15 jours plus tard. Il suffit alors, le cas échéant, de faire quelques injections complémentaires pour obtenir un résultat parfaitement équilibré et harmonieux.
Précautions : Pas de prise d’Aspirine dans les 10 jours qui précédent à cause de l’effet anticoagulant qui augmente le risque d’ecchymoses.

Contre-indications dE la toxine Botulique :

– Certaines maladies neuro-musculaires comme la myasthénie.

– La grossesse et l’allaitement : le fait d’être enceinte, même de quelques jours seulement, nécessite impérativement de repousser la date des injections après la grossesse et l’arrêt de l’allaitement éventuel. Il convient par conséquent en cas de doute d’effectuer les examens nécessaires et d’en communiquer les résultats à votre médecin.

– La toxine botulique est contre-indiquée en cas d’hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine, et de traitement par les aminosides (famille d’antibiotiques dont font partie notamment l’Amiklin et la Gentalline).

Après les injections du Botox :

Habituellement, les suites de ces injections sont simples. Quelques marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes puis disparaissent. Les ecchymoses sont rares et sont minimes, disparaissant en quelques jours.

Vous pouvez reprendre vos activités normalement après les injections.

Toutefois pendant les deux heures qui suivent les injections, il vous est recommandé de ne pas faire de sport intensif et de ne pas vous allonger.

Il convient également d’éviter les manipulations du visage ou les massages appuyés pendant les 24 heures qui suivent la séance.

Il est très important de minimiser les risques de bleus ou de saignement des régions traitées pendant les quinze jours qui précèdent et les quinze jours qui suivent les injections (afin de limiter le risque de fuite du produit vers les muscles périphériques ce qui risquerait d’entraîner des effets non désirés).